La harpéopathie

Sur cette page vous trouverez des informations concernant la harpéopathie et la harpe-thérapie en général. N'hésitez pas à envoyer vos réflexions ou questions.

Alix Colin

 

 

 

  1. Sagesses anciennes et mythologies
  2. Théories de la musique thérapeutique
  3. Effets de la harpe-thérapie
  4. Spécificités de la harpéopathie

1. Sagesses anciennes et mythologies

Parmi les contes, les légendes et les mythologies de tous pays, de nombreuses figures spirituelles sont liées à la harpe. Leurs histoires sont une source importante pour la pratique actuelle de la  harpe-thérapie. Il ne s'agit pas d'en tirer des leçons historiques (quoique), mais plutôt des réflexions profondément humaines. La symbolique de leurs exploits, la force archétypique des personnages et des situations ou encore la spiritualité universelle de leurs expériences sont autant d'enseignements pour le temps présent. Car leur impact agit dans une temporalité non linéaire, valable en tous temps. Nous vous décrivons ici quelques figures principales qui inspirent la harpéopathie.

 

Jubal est l’être qui apporta la musique aux hommes, selon la Bible. A la 7° génération sous Adam,  vécut Lamech qui eut deux femmes : Ada (dont le nom signifie parure) et Silla (dont le nom signifie ombrage).

 

Ada donna naissance à Jabal et Jubal; tandis que Silla donna naissance à Tubal-Caïn et  Naama (dont le nom signifie grâce).

 

Chacun d’eux fit un don à l’humanité. Jabal dompta des animaux pour en faire les alliés des hommes (bétail, chameaux, chiens, chevaux…) et bâtit des maisons; Tubal fabriqua des objets et des outils en travaillant les métaux; Jubal fit connaître la musique et le chant aux hommes; Naama enseigna l’écriture.

photo : porche Nord cathédrale de Chartres

 

 Le nom de Jubal pourrait signifier : celui qui traîne… Il vécut symboliquement dans la ville d’Enoch (du nom de son ancêtre) dont le nom signifie : initiation et dévouement. Jubal est considéré comme le père de tous ceux qui manient la harpe et la flûte, mais il est plus souvent représenté jouant de la harpe. Sa légende insiste sur le fait qu’il entendait la nuit les chants célestes et que Dieu l’a désigné pour les transmettre aux hommes. Jubal s’est alors appliqué à aller à la rencontre de tous en révélant la musique de chacun d’entre eux. Aux bergers, il chanta le chant des bergers; aux forgerons, il chanta le chant des forgerons, etc… (ce qui est typique de la démarche de la harpéopathie)

Jubal est aussi associé à la révélation de Moïse concernant le «jubilé» : célébration de la maturité 7 mois après 7x7 ans : donc 49 ans et 7 mois. Tournant important dans la vie humaine ou dans celle d'une communauté. Moment de grâce, de prise de distance et de conscience, et surtout de gratitude.

Jubilaire, jubilation… viennent aussi de son nom.

 

 Selon la tradition hébraïque, harpe et lyre (ou kinnor) se distinguent parfois l'une de l'autre, mais pas toujours. La harpe est plus grave, comporte une caisse de résonance, a plus de cordes et est jouée aux doigts; tandis que la lyre, plus petite est jouée avec un plectre.

 La harpe est mentionnée une cinquantaine de fois dans la Bible. Elle semble être l’instrument par excellence. Elle prie, elle soigne, elle jubile.

 

David auprès du roi Saül
David auprès du roi Saül

La Bible nous raconte aussi dans l’Ancien Testament que, dans l’ancien pays d’Israël, un jeune berger du nom de David fut amené en urgence un grand nombre de fois au milieu de la nuit auprès du roi Saül qui était souffrant. David, alors jeune adolescent, était néanmoins considéré comme un être valeureux et charmant, intelligent et plein de savoir-faire. Le roi Saül était un bon roi, apprécié de son peuple et portant avec courage et droiture ses responsabilités importantes. Cependant, certains jours, Saül perdait toute force et semblait malade. Il était soumis à de terribles cauchemars, très effrayants; ou bien, il subissait de violentes crises de colère ou d’angoisse; ou encore sombrait dans une insondable dépression. Il se sentait alors vraiment très mal tant d’un point de vue de sa santé physique que de son esprit. Ce furent certains de ses serviteurs qui lui suggérèrent de trouver un joueur de harpe et qui s’en vinrent chercher le jeune David, vivant humblement auprès de sa famille, en tant que simple berger. Dès que David se mettait à faire résonner les cordes de sa harpe, le roi se sentait beaucoup mieux, comme si des esprits malfaisants quittaient son être.

 

Les maux que connaissait le roi Saül ressemblent étrangement à ceux que connaissent un grand nombre de personnes à l’époque actuelle. Chacun, au moins une fois dans sa vie, rencontre en effet la tristesse, la mélancolie, le manque de force ou le stress et l’angoisse. On parlerait aujourd’hui de surmenage, de dépression, de burn out, de névroses, …

Le «Roi» dans la symbolique représente généralement le «Moi». Le Roi souffre de s'adonner à son rôle, qu'il prend tant à coeur. A notre époque d'individualité, le Moi investit l'existence avec beaucoup d'attentes et d'enjeu. Le ressourcement, la prise de distance, le repos… sont plus que jamais indispensables. A l'image de David, le praticien en harpe-thérapie permet à son patient de se rafraîchir l'âme (ou la psyché), de régénérer son être global, d'apporter un bain de Jouvence (David est un adolescent lors de ces épisodes) en harmonisant sa vitalité par la musique de la harpe.


Apollon, connu pour sa beauté, est un Dieu aux multiples attributs de la mythologie grecque et de la mythologie romaine (dans laquelle il est parfois appelé Phébus). Apollon est, entre autres, le dieu du chant et de la musique. Il tente d’apporter le bonheur aux hommes par la musique, spécialement en jouant de la lyre, ou du phorminx (son ancêtre) et parfois, plus tard, de la cithare.

L'Iliade nous le montre, jouant aux banquets des dieux, et dans l'Odyssée, il apparaît comme l’instructeur des aèdes. Plus tard il apparaît comme le chef et le conducteur des Muses (Musagète).

Callimaque lui attribue l'invention de la lyre à sept cordes; tandis que, suivant la tradition commune, elle aurait eu pour inventeur Hermès qui en aurait fait présent à Apollon en échange d’un troupeau de boeufs. A la naissance d'Apollon, les cygnes de Méonie tournèrent sept fois autour de l’île de Délos en saluant autant de fois de leur chant l'accouchement de Léto (sa mère), et en mémoire de ce chant Apollon donna (ou fit donner) sept cordes à la lyre.

Quand il bâtit les murs de Troie, c'est au son de sa lyre que les pierres se déplacèrent d'elles-mêmes.

Il se mesura plusieurs fois à ses rivaux dans des joutes musicales contre Pan, Midas et Marsyas, avec lesquels il n’était pas tendre (il orna le crâne du roi Midas d'oreilles d'ânes pour avoir préféré la flûte de Pan à sa lyre).

Apollon est un dieu actif qui est souvent en mission sur la terre. La musique de sa lyre témoigne de sa force et de son intelligence. Grâce à elle il s’élève au-dessus des autres et vainc les ennemis et les obstacles. La lyre à sept cordes représente le fondement de la théorie musicale grecque. Les sept sons primordiaux, en résonance avec la musique des sphères.

Apollon est un Dieu de force et d'aplomb. Il met au centre la beauté, l'affirmation, la positivité et les puissances de l'être. Son exemple émule les possibles. Le praticien en harpe-thérapie peut puiser dans son rayonnement pour aider son écoutant à amplifier son estime de soi, restaurer ses forces et sa santé, assainir et optimiser ses énergies… 

Orphée est un personnage de la mythologie grecque. Fils de la muse Calliope et du dieu Apollon, il est poète et musicien et symbolise l'union entre la poésie et le chant. Il aurait ajouté deux cordes à la lyre à sept cordes reçue d'Apollon, atteignant ainsi le nombre des neuf Muses.

 

Son chant charmait les dieux et les mortels. Il apprivoisait les fauves et parvenait même à émouvoir les êtres inanimés. Il participe à l'expédition des Argonautes et sa voix, accompagnée de sa lyre, réussit à l'emporter sur le chant mortifère des sirènes. C'est aussi par ses mélodies qu'il apaise Cerbère et charme les divinités infernales quand il descend aux Enfers pour obtenir le retour à la vie de son épouse Eurydice. Son mythe est un des plus ésotérique.

 

L’image d'Orphée dominant les animaux sauvages, charmant les êtres fantastiques, bons ou dangereux, et entrant en contact avec le moindre oiseau des forêts doit être considérée comme un symbole. Chacun des animaux de la création (anima=âme) représente une facette de la vie de notre âme : sentiment, émotion, passion, …

Dominer, maîtriser ou au moins apprivoiser les éléments de notre âme constitue une étape indispensable dans l’évolution personnelle vers la pleine humanité. La musique de la harpe apparaît ici comme un outil d’introspection et de guérison intérieure. La musique donne une expression et une forme aux passions qui tourmentent l’homme, dès lors, il les contient et les exploite, sans s’y soumettre passivement.   

Orphée charmant les animaux, Roelandt Savery (1576-1639), musée du Louvre

Le Dagda est un dieu puissant du Tuatha Dé Danann, la tribu des dieux irlandais. C’est un dieu tout en excès, autant par ses aspects positifs que négatifs : amateur de bonne chair (dans tous les sens du terme), avec son ventre énorme et sa luxure qu’il ne cache pas, dieu de l’abondance avec son chaudron magique, mais aussi dieu guerrier, avec son gourdin qui peut tuer neuf adversaires d’un coup ! Son dernier attribut est la harpe magique.

Cette harpe aux propriétés exceptionnelles était un des plus grands trésors du Dagda. Elle venait à lui quand il l’appelait, et jouait à la demande du dieu trois airs magiques, connus sous les noms des « Trois Nobles Airs » : Goltrai, Geantrai et Suantrai.

L'épisode le plus significatif est celui qui raconte que lors d'une bataille entre les Tuatha Dé Danann (les bons dieux) et les Fomorés (les vilains) , ceux-ci réussirent à s'emparer de la harpe. Le soir-même, Balor, chef des Fomorés organisa un banquet pour célébrer leur victoire et il placèrent leur butin au centre de la salle. Les Fomorés ne savaient même pas en jouer! Le Dagda était bien décidé à aller la récupérer. Il trompa le fils de Balor par une ruse et un déguisement et se présenta à la porte du banquet. Il appela sa harpe, qui vint à lui, en tuant neuf Fomorés au passage. Quand il posa ses mains sur les cordes, il joua les Trois Nobles Airs, et les guerriers ennemis se trouvèrent tour à tour dans chacun des trois états que ces chants provoquent. D’abord, un état profondément mélancolique, qui les transit dans l’inaction ; puis, exceptionnellement euphorique, qui coupa court à toute combativité ; et enfin, dans un sommeil sans fond qui écarta toute résistance.

Ces trois types de sonorités ont été les pierres de fondation de l’art de la harpe irlandaise. Au 18° siècle, un bon joueur de harpe était celui qui pouvait improviser selon les Trois Airs Nobles. Une forme de harpe-thérapie s’est répandue ainsi dans la musique populaire. On retrouve d’ailleurs ces trois types musicaux dans les trois genres de la musique irlandaise : la Ballade romantique, la danse vive et la musique sacrée.

Une très ancienne chanson épique norvégienne témoigne du même rôle joué par la harpe. Dans cette histoire, un prince vient à bout d'un génie malfaisant en lui jouant un premier air qui le fait rire, un deuxième qui le fait pleurer et un troisième qui l'endort pour du bon.

 

Le Dagda, qu'on appelle aussi le Vert joueur de harpe, avec toute sa symbolique féconde, sexuelle, magique, ludique, créative et généreuse, est une source d'inspiration pour le praticien harpe-thérapie. Etre chaque jour un créateur libre et joyeux. La musique de harpe devient alors accessible à tous et se répand à travers le monde, comme un élément végétal, organique, vivant. Et la harpe se prête si bien à l'improvisation…

 

Je suis aussi fascinée par le nom lui-même du Dagda, dont les lettres peuvent signifier les noms des notes de musique (D=ré, a=la, g=sol, d=ré, a=a), si proches de la façon dont les musiciens irlandais modernes accordent leurs guitares ou leurs bouzoukis (DADGAD). Si on fait sonner ces cordes on obtient un accord ouvert et équilibré qui peut parfaitement soutenir l'improvisation modale.

 

Bragi (ou Brage en norrois), dont le nom signifie chef et poésie, est le dieu de la poésie, de la musique et de l’éloquence. Il joue de la harpe et chante de façon si agréable que même les fleurs et les arbres sont sous le charme. Bragi est toujours serein et de bonne humeur. Il est réputé pour sa sagesse et pour sa verve. Lors des banquets dans le Valhalla (la demeure d’Odin aux 640 portes), il se mesure en paroles aux autres dieux. Ainsi, il met Loki en rage ou répond à Aegir (le géant) en lui décrivant ce qu’est la poésie par un discours à n’en plus finir.

 

J. Conradsen 1860 revers du médaillon de Oelhlenschläger

 

Cet épisode est relaté par le poète scalde Snorri Sturluson dans un texte médiéval épique le skaldskaparmal (le dit sur la poésie) dans la deuxième partie de l’Edda. Bragi est ainsi le patron des scaldes, poètes médiévaux. Certains disent qu’il est une déification du poète Bragi Boddason l’Ancien, le plus ancien poète scalde connu, qui vécut au IXe siècle. Bragi, dieu mineur, appartient cependant à la famille des Ases, dieux supérieurs. Il est le fils d’Odin et de la géante Gunnlöd. On le surnomme mystérieusement : l’Ase à la barbe oblique.

Bragi a le don de faire d’un simple poète un vrai scalde ; c’est-à-dire un poète doté de pouvoirs magiques. Les scaldes étaient des poètes sorciers dont les pouvoirs et le rôle s’apparentaient à celui des chamanes. Ceux-ci invoquaient Bragi avant de chanter, pendant qu'ils accordaient leur instrument. On dit que Bragi aime de prendre forme humaine pour se mêler aux mortels et que tout artiste-sorcier en vient à le rencontrer au moins une fois dans sa vie.

L’idéal de tout scalde est de devenir un maître des runes. Bragi, lui-même, a la langue tatouée de runes sacrées grâce auxquelles, son chant devient magie. Il partage ce don aux humains en leur faisant boire l’hydromel de la poésie, une boisson fermentée, sacrée et puissante, venant des dieux eux-mêmes.

Ce breuvage des scaldes était brassé, vénéré et honoré lors de rituels, bien longtemps encore après la christianisation de la Scandinavie. Selon la mythologie nordique, il provient du sang de Kvasir, un être créé par l’ensemble des dieux, qui possède les dons combinés de tous les dieux. Après l’assassinat de Kvasir par les nains, le sang de Kvasir fut placé dans trois chaudrons, qui passèrent ensuite aux mains des géants. Odin les récupéra, dans une aventure héroïque et complexe, en rusant contre les géants Suttung et Baugi et en séduisant leur soeur Gunnlöd.

Enfin, Bragi est marié à Idunn (Löunn en norrois), déesse Asyne elle aussi, qui est la gardienne du secret de l’immortalité et déesse de la fertilité. Elle détient dans un coffre des pommes merveilleuses procurant une éternelle jeunesse. Les dieux eux-mêmes en consomment pour ne pas vieillir et rester en vie jusqu’au jour du Ragnarök (Crépuscule des dieux). Ainsi, Idunn est souvent au centre de convoitises. Un épisode raconte comment Loki l’enlèva et la livra au géant Thjazi ; puis la sauva et la ramèna à Asgard (paradis des dieux) en la transformant en noix, lui-même étant revêtu du plumage de faucon de la déesse Freyja.

On représente très souvent Bragi et Idunn ensemble, l’un portant sa harpe, l’autre son panier de pommes. Leurs deux présences combinées semblent apporter paix et espérance.

 

La figure de Bragi est particulièrement inspirante en harpéopathie par cette claire conscience du pouvoir magique de l'art de la parole et de la musique. Le chant du poète est un chant créé par l'homme mais inspiré par des forces supérieures. Bragi, dieu pacifique, faisant usage du langage (et donc de la relation) et de l'art (la création), n'ayant d'autre arme que sa harpe et ses runes, possède cependant un pouvoir s'étendant jusqu'à la survie des dieux eux-mêmes.

 

Les anges sont considérés comme des messagers entre le monde divin et le monde humain. Ils sont très souvent représentés comme étant musiciens. Dans l'iconographie médiévale, de nombreux anges portent une harpe, une lyre, une cithare ou une rote (sorte de harpe à angle droit). Les anges offrent leur protection (ange gardien) et préviennent les humains des dangers (prémonition). Ils apparaissent dans les rêves, dans les pensées ou dans les sentiments sous la forme d'imaginations, d'inspirations ou d'intuitions. Les anges conduisent les humains vers leur destin. Leur présence réchauffe toute solitude. Leur douceur apaise toute souffrance. Leur subtilité éveille toute dignité.

 

photo : ange harpiste de la Sagrada Familia, Barcelone

 

« Je joue toujours en duo avec un ange » déclare, dans une interview, Shoshana Harrari, harpe-thérapeute israélienne, qui attribue un pouvoir spirituel au son de l’instrument. Pour illustrer son propos, elle s’appuie sur un midrash (légende) : Avant que les âmes se voient accorder un corps pour descendre sur Terre, elles patientent au paradis, dans le Jardin d’Eden. Le champ dans lequel elles attendent est placé à côté d’un sublime jardin de roses. Leur beauté surpasse de loin celle des fleurs que nous connaissons. Puis, à proximité de cette roseraie divine, se trouve un autre jardin. Dans celui-ci, les anges jouent de la harpe. Le parfum des roses et la musique angélique se mêlent alors et envahissent les cieux. Et elle ajoute : chaque être humain qui sent une rose ou entend le son d’une harpe se remémore l’endroit d’où il vient, où il a été créé.

 

La musique de harpe évoque cette présence divine, et ouvre le coeur des hommes à conscientiser leurs besoins spirituels. La spiritualité est une chose importante en musique thérapeutique car les patients, dont la vie est transformée par la souffrance et le défi,  expriment souvent leur aspiration à des formes de spiritualités. La musique leur permet d'ouvrir un canal et d'exprimer ce qu'ils vivent de l'intérieur. Il n'est pas ici question de religion, mais bien d'une spiritualité universelle.

Pour le praticien en harpe-thérapie, l'image de l'ange est une bénédiction. L'ange se glisse à travers la musique pour dispenser protection, présence et élévation.

Sarasvati, déesse de la mythologie hindoue ne joue pas de harpe mais du sitar qui est un instrument à longues cordes, particulièrement vibrant. Elle est souvent représentée assise sur un cygne (ou un paon) avec ses quatre bras : deux jouant de son instrument, et les deux autres tenant l'un, un livre, et l'autre, un chapelet. Sarasvati porte le nom d'une rivière mythique (disparue ou imaginaire) et est la déesse à la fois des rivières, de la parole et de la musique : c'est-à-dire de tout ce qui coule… Cette idée est très intéressante, plaçant la musique dans un flot, dans un flux, énergétique et naturel se répandant dans le monde sensible.

 

Du point de vue de la harpe-thérapie, on peut considérer Sarasvati comme étant l'image féminine et généreuse que l'on retrouve dans le son-même de la harpe. La musique de harpe contient beaucoup de sons ruisselants et évoque l'eau de plusieurs façons. Sarasvati est une figure archétypique qui m'inspire particulièrement en harpéopathie.

2. Théories de la musique thérapeutique

En musique thérapeutique, et particulièrement en harpéopathie, il ne s'agit pas de jouer une musique pour obtenir tel ou tel effet, mais bien d'aller à la rencontre de la vitalité profonde de l'écoutant et de lui offrir une musique en écho ou en reflet de son énergie personnelle. Sur base de ces sons, directement en lien avec sa propre énergie, l'écoutant va pouvoir, consciemment ou non, ré-ajuster sa propre vitalité. C'est une forme d'auto-guérison, si on peut dire. D'une certaine façon, le praticien offre un miroir vibratoire et invite la personnalité profonde à s'y ressourcer. L'enjeu sera alors de pouvoir déterminer au plus juste les besoins de la personne, car cela se passe au-delà du goût ou de l'envie. Lorsque le praticien trouve la bonne musique, l'écoutant se sent (enfin) chez lui. Comme l'écrit Christina Tourin, il s'agit de créer un berceau de son.

 

Je vous présente ici quelques outils utilisés en harpéopathie, et en harpe-thérapie générale, qui sont fondés sur des connaissances nouvelles, même s'ils rejoignent des pratiques ancêtrales. Les harpistes thérapeutiques les utilisent et les développent chacun à leur manière. Il est important de préserver cette autonomie et cette créativité de chaque praticien, car la musique thérapeutique doit se créer dans l'instant et dans une certaine grâce musicale si on la veut efficace. Le praticien doit pouvoir se connecter avec son propre potentiel créatif et accéder à une forme d'élévation esthétique, sans cela la musique reste un bruit plaisant mais sans profondeur.

Dans ce site, je ne peux décrire toutes ces techniques en détail, voici donc un aperçu…

Chaque personne a un ton de résonance c'est à dire un ton avec lequel son corps résonne. Sur une harpe, on peut voir facilement que lorsqu'on joue sur une corde, par exemple un Ré, les autres cordes de Ré se mettent à vibrer également, comme en écho. De la même manière, lorsque je joue une musique en privilégiant le ton de résonance de la personne pour laquelle je joue, je mets son corps en vibration. Il y a comme une reconnaisance entre le corps et ce son. On peut déterminer le ton de résonance d'une personne de plusieurs façon (ton de la voix, observation corporelle, intuition, profil de personnalités…) et le confirmer en observant les réponses que la personne manifeste (confort, respiration, plaisir…) ou que l'on peut pressentir dans la musique elle -même (fluidité, sonorité, amplification vibratoire…).

Chaque personne trouve son reflet dans l'une des douze tonalités (do; do#; ré; mib; mi…) et le musicien thérapeutique peut choisir l'une d'elle pour offrir une musique adaptée à son écoutant. Chaque tonalité donne une sorte d'élan volontaire (dans le sens d'Arthur Schopenhauer) à la musique qui est produite.

Dans la musique occidentale moderne, on emploie en général seulement deux modes: le mode Majeur et le mode mineur. En réalité, il y en a bien plus et ils sont très utiles en harpe-thérapeutique. Les modes musicaux reflètent le mode d'énergie psychologique d'une personne (mood en anglais). Les modes plutôt Majeurs sont ouverts vers l'extérieur, les modes plutôt mineurs sont ouverts vers l'intériorité. On peut employer les modes naturels anciens (ionien, dorien, phrygien…) issus des Traditions médiévale et Antique, que l'on retrouve dans le répertoire traditionnel de toute l'Europe et chez les Amérindiens; ou les modes pentatoniques fort représentés dans les musiques africaines, asiatiques, latino et parfois celtiques; ou encore les modes chromatiques des musiques des pays l'Est, et des cultures indiennes, hébraïques et arabes. Le musicien thérapeutique peut même créer de nouveaux modes, adaptés à la situation. La musique modale improvisée est celle que je privilégie dans ma pratique.

Les quatre saisons de l'âme, telles que décrites par John O'Donohue, dans son livre Anam Cara, sont un outil précieux pour créer de nouvelles musiques dans l'instant. Aucun cycle, aucune vie ne se maintient au sommet de son développement. Notre être profond passe du printemps à l'été et de l'automne à l'hiver en continu. Chaque saison permet des expériences spécifiques. Le printemps est dans la création et l'action; l'été dans l 'expression et l'épanouissement; l'automne dans l'intériorisation et la récolte des fruits; l'hiver dans le repli et l'immobilité. A quelle saison d'âme se trouve la personne pour laquelle j'improvise?

Les quatre tempéraments que Rudolf Steiner décrit comme outils d'observation pour les éducateurs peuvent aussi nous servir en harpe-thérapie. Leur nomenclature est issue de la médecine traditionnelle et médiévale, basée sur l'observation du comportement des «humeurs», c'est à dire des fluides dans le corps. Ils correspondent à quatre tendances énergétiques. Il sont très précieux et simples à utiliser.

Du fait qu'ils font référence à l'eau contenue dans le corps, on peut les relier aux travaux récents sur la mémoire et l'intention véhiculée par l'eau (voir les travaux du Dr Emoto au Japon). L'eau est également un élément important dans le timbre même de la harpe qui est souvent ressenti comme étant ruisselant, cristallin, en forme de gouttelettes, etc…

Chaque tempérament est en lien avec un rythme, un genre de musique, un tempo, une mesure… ce qui permet d'orienter notre improvisation.

 

Pour trouver le tempérament d'une personne, on peut par exemple se référer à ce tableau.

 

Si la vitalité profonde

de cette personne

témoigne de…

Beaucoup de Force Peu de Force
Beaucoup de mouvement

Tempérament

colérique

Tempérament

sanguin

Peu de mouvement

Tempérament

flegmatique

Tempérament

mélancolique

Christina Tourin a expérimenté une grille d'improvisation appelée le Cercle Celtique. Au départ, cette technique était destinée à accompagner un type de massage spécifique issu des traditions celtiques et combiné avec de l'aromathérapie. Il s'agit de structurer les improvisations de façon à offrir à l'écoutant un cycle qui met en avant chacun des Nobles Airs, selon l'héritage gaelique. On commence par l'accord Suantraighe (détente) que l'on peut interpréter par un mode mixolydien, puis le Goltraighe (profondeur d'âme) que l'on peut interpréter par un mode éolien, et enfin le Geantraighe (positivité) que l'on peut interpréter par un mode ionien. Ce cycle est harmonisant, relaxant, bienfaisant. On peut l'utiliser en dehors du massage, comme cadre de référence.

Les sept couleurs de l'arc-en-ciel sont généralement associées aux sept notes de la gamme ainsi qu'aux sept chakras (centres d'énergie). C'est un regard croisé qui peut aussi être utile au praticien. Beaucoup d'auteurs y ont ajouté les croisements avec sept planètes, sept jours, sept organes, sept viscères, sept huiles essentielles, sept pierres semi-précieuses, voire sept céréales, … C'est un domaine où les uns et les autres déploient leur imagination pour se forger des convictions. Cependant, ces considérations manquent parfois de fondement ou forcent un peu les choses en les simplifiant pour s'assurer de leur symétrie. Nous laisserons à chacun la liberté d'y trouver ce qu'il ressent juste pour sa pratique, à condition de ne pas en faire des dogmes…

Do mi fa sol la si do

Marie-Louise Aucher, chanteuse lyrique française et créatrice de la Psychophonie, décrit le squelette humain comme étagé sur quatre octaves. A chaque octave on retrouve l'échelle des sept notes (ou même des douze notes) de la gamme qui correspondent alors à des éléments anatomiques précis. On pourra dès lors privilégier certains sons dans notre improvisation pour faire vibrer plus précisément les os et par eux, le corps entier. Les grandes harpes permettent de jouer tous ces octaves, mais les cinq octaves des harpes celtiques courantes sont déjà parfaits à l'usage, car les deux octaves des extrémités correspondent à l'enracinement énergétique, l'un dans la terre et l'autre dans le ciel.

 

Tout le monde connaît aujourd'hui l'importance des canaux sensoriels dans notre conception du monde. Grâce à la PNL, on distingue les visuels des auditifs et des kinesthésiques. La description des sens que fait Rudolf Steiner va encore bien plus loin. Il propose douze sens, plutôt que cinq, et les classe en trois catégories : sens liés au mouvement, sens liés au sentiment, sens liés à la pensée. Cela peut vraiment nous aider à entrer en contact avec notre écoutant, à se brancher sur son canal privilégié, tant d'un point de vue direct que figuré. C'est aussi un merveilleux outil pour apprendre encore et encore à se connaître soi -même, domaine dans lequel on n'a jamais fini de s'amuser…

 

La médecine chinoise, trois fois millénaire, est basée, entre autres, sur un processus de transformation lié aux cinq éléments chinois. La terre, le métal, l'eau, le bois et le feu. Chacun d'eux est relié à une saison, à un état d'énergie, à un ton (mode chinois), à un organe du corps, etc… Christina Tourin a relié ces différents éléments aux modes naturels occidentaux et à montré que leur usage permet d'harmoniser l'énergie d'une personne (en jouant une musique dans le mode correspondant), ou de la transformer en douceur (en jouant une musique d'un autre mode) en respectant les cycles de transformation des éléments chinois.

Dans son best-seller L'effet Mozart (et dans ses autres publications), Don Campbell prolonge l'oeuvre du Dr français Alfred Tomatis. Le son et la musique sont partout dans la vie humaine et ont une bien plus grande importance que l'on ne pense. L'oreille et la voix sont reliées et leurs implications dans le fonctionnement du cerveau et du système nerveux dépassent ce qui est généralement admis. La musique a un effet sur l'humeur, sur la vitalité, sur la créativité, sur les relations sociales, sur l'image de soi, sur les cognitions, sur la latéralité, sur la mémoire, sur la psychomotricité fine…

Beaucoup d'autres chercheurs, depuis 40 ans, ont abouti à des conclusions passionnantes en étudiant le cerveau et la musique, dans de nombreuses universités de par le monde. Citons par exemple Barbara Crowe (Université d'Etat, Arizona) dont les travaux et les écrits (Music and soul making) sont une référence au sein du IHTP.

 

Du passé, vers l'avenir, nous viennent aussi de nombreuse théories psycho-musicales et vibratoires. De plus en plus de chercheurs, de musiciens et de praticiens incluent le son et la musique dans leurs pratiques de guérison.

Issus des philosophes antiques, du chamanisme ethnique, de théoriciens médiévaux, de nouveaux paradigmes scientifiques… un grand nombre de théories ont vu le jour. Il est difficile  de s'y retrouver, car elles sont parfois contradictoires. C'est pourquoi, il est important de pratiquer encore et encore, afin de pouvoir fonder ses convictions sur une véritable expérimentation.

Les débats sans fin sur les hauteurs du diapason, le tempérament égal, les fréquences calculées… éveillent notre curiosité mais n'entrent pas dans l'objectivité des fondements de la harpe-thérapie. Un très haut niveau de résultat est obtenu avec de la belle musique, individualisée, improvisée, même avec un la 440 et une esthétique occidentale…

Enfin, malgré toutes ces connaissances et outils de travail, rien ne se produirait si la qualité de la relation harpiste-écoutant n'était de toute première importance. Cette relation, si on la veut vraiment bénéfique, doit recevoir toute notre attention.

Développer sans cesse la conscience de soi.

Garantir l'authencitié et l'intégrité de notre pratique.

Assurer la sécurité de l'écoutant.

Créer un espace d'intimité juste.

Apprendre à être là, au service de l'autre.

3. Effets de la harpe-thérapie

La harpe-thérapie d'aujourd'hui a fait ses preuves sur tous les continents. Ses pionniers ont déjà quelques décennies d'expériences et plusieurs centres de formation ont vu le jour, particulièrement aux USA. La harpe-thérapie agit à plusieurs niveaux et de manière indirecte ce qui la rend efficace et accessible à tous. De plus, si dans un premier temps elle est destinée aux patients, elle agit tout autant sur les visiteurs (famille, amis) et sur le personnel soignant.

 

Quels sont les effets de la harpe-thérapie :

Diminue le stress

Aide à gérer la douleur (donc, moins de médication)

Apaise le climat émotionnel

Permet la relaxation musculaire et articulaire

Equilibre les paramètres vitaux (température, rythmes respiratoire et cardiaque…)

Optimalise les systèmes corporels (métabolisme, circulation, hormones…)

Augmente l'immunité

Rehausse l'estime de soi, la dignité

Améliore les relations aux autres

Stimule la mémoire, le langage et d'autres cognitions

Restaure la confiance et renoue avec l'espoir

Invite à une forme de spiritualité et d'élévation

Eveille la créativité et la curiosité

Soutient le lâcher-prise

Ressource la vitalité

 

Comment fonctionne-t-elle?

  1. Le type de sonorités, lié à l'instrument lui-même
  2. La musique individualisée
  3. Le système nerveux secondaire
  4. Le rôle de la musique sur l'humanité

 

 

1. Le type de sonorités et l'instrument lui-même.

La harpe est un instrument dont les cordes vibrent sur toute leur longueur, sans autre intervention que le doigt du musicien pour la pincer. Chaque son vibre pendant un certain temps, laissant s'épanouir la suite des sons harmoniques, que l'on identifie facilement.

Les vibrations obtenues traversent facilement les tissus anatomiques.

La harpe offrent une tessiture large, mettant en écho vibratoire l'ensemble du corps humain.

Le son de la harpe évoque l'eau. L'intention et la grâce éveillent l'eau contenue dans le corps et l'optimalisent.

Le timbre doux, celui qu'on privilégie en harpéopathie, crée une enveloppe de sécurité et de grâce.

L'esthétique du mouvement renoue avec la dignité intérieure profonde.

 

2. La musique individualisée.

Il est indispensable, pour obtenir un résultat thérapeutique, d'individualiser la musique proposée à l'écoutant. L'idéal est l'improvisation dans l'instant en se basant sur des critères thérapeutiques tels que le ton de résonance, le rythme adapté, le mode, la tonalité, etc…

La musique prodiguée doit refléter l'énergie générale, l'état de vitalité, l'humeur et les paramètres de santé de l'écoutant. Dans ce reflet, l'écoutant se «reconnaît» et se reconnecte avec son intériorité. Cela lui permet de restaurer ses forces et d'apaiser son climat émotionnel pour transformer son état. Les choses se passent souvent inconsciemment.

Le harpiste thérapeutique reste donc toujours vigilant et s'adapte au fur et à mesure des changements observés.

3. Le système nerveux secondaire.

Par le biais de nos sens, le système nerveux primaire reçoit la musique et le mental peut s'en saisir. Cela est déjà une chose importante, mais si on en reste là, on a souvent un effet divertissant, agréable et parfois détendant, mais pas suffisamment thérapeutique pour être qualifié comme tel.

C'est par la qualité vibratoire et individualisée que la musique se met en vibration dans notre système nerveux secondaire. Par les plexus nerveux (correspondant aux chakras d'énergie), la musique pénètre dans le système nerveux de façon beaucoup plus corporelle, inconsciente et active. Par le rythme, le timbre, le temps et l'espace créés, l'esthétique et l'intention, la musique thérapeutique provoque une harmonisation de la production d'hormones. Les hormones d'action, de lutte et de stress (adrénaline, dopamine…) laissent progressivement la place aux hormones de détente, d'amour et de confort (endorphines, ocytocine…).

Cette harmonisation provoque dans un second temps un meilleur équilibre des paramètres vitaux (rythmes respiratoire et cardiaque, oxygénation, flux sanguin, métabolisme, etc…), un apaisement mental et émotionnel, et une nouvelle conscience de soi.

4. Le rôle de la musique pour l'humanité.

Depuis l'aube des temps, l'homme joue de la musique. Il chante, danse, manipule des instruments. Or, si l'archéologie nous en donne les preuves, on peut se demander pourquoi. La musique, en effet, n'est pas directement «utile à la survie de l'espèce»…

De nombreuses théories animent aujourd'hui la recherche sur la musique et l'homme. On constate qu'elle est omniprésente, chez tous les humains, tout au long de la vie et joue des rôles multiples, bien plus indispensables qu'on ne pourrait penser!

 

facteur de lien social

créatrice de connections cérébrales

fondatrice de coordinations cérébrales

organisatrice des pensées

structure espace-temps

facilitatrice psychomotrice

langage universel

langage inter-générationnel

puits de vitalité

voie de libération émotionnelle

source de créativité

chemin de mémoire

espace de spiritualité

connexion à la dignité

enveloppe de protection

accroit la positivité

prévient la délinquance

diminue le stress

aide à la gestion de la douleur

diminue les besoins de médicaments

favorise l'autonomie

développe l'estime de soi


4. Spécificités de la harpéopathie

La harpéopathie est un néologisme que j'ai adopté pour nommer ma propre pratique en harpe-thérapie. Si la harpéopathie reste bien sûr proche de la harpe-thérapie en général, elle se différencie par le fait de ma propre expérience et personnalité.

Je mets en avant le jeu en direct dans une relation authentique avec le client, l'interaction avec le contexte et les besoins de la personne, la mise en valeur des éléments subtils et l'improvisation personnalisée et adaptée à chaque écoutant.

Je privilégie un jeu de harpe léger et fluide, au toucher doux et intime, sans puissance mais extrêmement mobile;

J'accorde une grande importance à la beauté, la positivité et la grâce de la musique qui sont pour moi extrêmement curatives;

J'implique dans ma vision des choses un regard énergétique et spirituel sur le composé humain, pour reprendre un terme de Marcel Jousse;

L'improvisation se fait dans une constante et fine observation de l'écoutant, de mon intuition et du rendu de la harpe elle-même;

Je m'appuie sur ma formation IHTP mais aussi sur mes autres formations : principalement en musiques traditionnelles, en anthroposophie R. Steiner et en Psychophonie ML Aucher.

 

La harpéopathie peut prendre des formes multiples et s'adresse à toute personne sans distinction. Elle a pour mission d'offrir un moment de pureté : sécurité, élévation, positivité, connivence. Grâce à elle, toute personne peut épanouir ses propres ressources de guérison et de mieux-être.

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Les notes glissent et coulent

Silence

L'ombre de la nuit m'enveloppe

 

Anne Massinon

(en sortant du cours de harpe; oct 2017)

Harpéopathie

Alix Colin

CTHP - Praticienne certifiée en harpe-thérapie, IHTP, USA

Mentor IHTPEur

Instructor IHTPEur

La harpe, autrement…